Gemini Man comme émancipation du désir

Si on regarde distraitement la promotion de Gemini Man, que voit-on ? Un gimmick (Will Smith rajeunit numériquement) ou un énième blockbuster d’action enfermé dans une recette censée plaire au marché chinois ? On se demande du coup ce qu’Ang Lee est allé faire dans cette galère…

Puis on comprend, sur la forme, que ce film est un prétexte pour lui permettre de continuer à explorer le relief HFR comme dans son précédent film Un jour dans la vie de Billy Lynn. Mais n’y a-t-il que la forme qui l’a intéressé dans ce projet ? Ang Lee l’a prouvé avec Hulk, il n’est pas homme à honorer des commandes sans essayer insuffler ses propres thèmes et sa vision.

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En découvrant le film, certaines scènes ne manquent pas interroger voire de mettre mal à l’aise. Certaines critiques ont mis ça sur le compte de la nanardise mais s’il y avait méprise : et si Gemini Man était plutôt un opus dans la lignée de Garçon d’honneur ou du Secret de Brokeback Moutain, une interrogation sur le désir ?

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Predator 4(DX)

Bravant les critiques assassines, je suis allé voir le nouveau Predator… Et tant qu’à faire, je me suis dit que c’était une bonne occasion de le voir en 4DX pour (enfin) tester l’expérience (et en VF et en relief histoire de perdre tous les esthètes dès le premier paragraphe de cet article).

Il m’a semblé que le sujet du film était adapté au dispositif et honnêtement, je préférais ça à un Fast & Furious de 3 heures avec l’odeur d’essence en permanence. C’eut été trop extrême pour moi. Et si l’aspect « attraction » me distrayait du fond du film, au moins, je n’y perdrais pas grand chose.

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Le film renié d’Ingmar Bergman

Hier soir, pour changer, je suis allé à la Cinémathèque.

J’ai une méthode assez simple pour choisir les films que je vais voir dans ce refuge cosy : je suis à la recherche de curiosités, de films difficiles à visionner autrement. Alors, dans le cadre des rétrospectives, en général, je vais sur la page IMDb de la personne concernée, je regarde ses œuvres classées par nombre de votes et je tape dans le bas du tableau.

C’est ainsi que j’ai innocemment mis les pieds dans Cela ne se produirait pas ici d’Ingmar Bergman.

Je ne savais rien du film si ce n’est qu’il s’agissait d’un film d’espionnage dont l’allure avait l’air plus  « commerciale » que les réalisations habituelles du maître suédois.

La séance est précédée d’une présentation et on nous annonce que nous allons voir un film rare dont la diffusion n’a été autorisée par l’Institut du film suédois et la famille Bergman qu’à la condition que celle-ci soit dûment contextualisée. Le film n’a d’ailleurs été restauré qu’en 2017 et ce n’est que la troisième fois dans le monde que cette version est projetée.

Car voilà : Bergman déteste ce film !

La promesse d’une expérience de cinéma inhabituelle méritant d’être partagée…

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Abstract : Lunar Lander (1979)

Pris dans une frénésie d’ajout de références sur Wikipédia, je me suis retrouvé sur l’article concernant Lunar Lander, jeu d’arcade d’Atari sorti en 1979.

L’article était pour le moins succinct mais j’ai vu que l’équivalent en anglais était labellisé « Bon article » : je me suis donc lancé dans une traduction express. Au final, il n’y a pas eu trop de retravail – principalement, il a fallu ajouter une section sur les rééditions du jeu et faire un petit schéma de gameplay.

Voilà un petit résumé de pourquoi ce jeu mérite votre intérêt !

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Starship Troopers, garde à vous !

La Cinémathèque est un endroit formidable pour découvrir ou revoir des classiques. Je n’ai pas pour habitude de revoir beaucoup les films mais il y a des exceptions : Starship Troopers en fait partie. À l’occasion de la rediffusion de ce film de science-fiction culte, je me suis dit qu’il serait de bon ton d’enfin lire le roman de Robert Heinlein dont le film est adapté, titré Étoiles, garde à vous ! dans la langue de Molière. Ce qui tombait bien puisque je l’avais dans ma bibliothèque depuis au moins 10 ans.

Si le film Starship Troopers n’a pas pris une ride, il est difficile d’en dire de même pour le roman dont il est tiré.

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Inconnu à cette adresse : J.League Winning Eleven Advance 2002 (Konami)

Vers 2003/2004, les nerds dans mon genre avaient une passion coupable pour VisualBoyAdvance, l’émulateur le plus moderne du moment. De là est né un appétit déraisonnable pour la pléthorique ludothèque de la Game Boy Advance. Le challenge consistait à tester toutes les roms au petit bonheur la chance (et surtout les jeux non testés dans la presse spécialisée) pour dénicher des pépites.

C’est ainsi que j’ai découvert J.League Winning Eleven Advance 2002 qui est tout simplement la version GBA de la série de jeux de foot Pro Evolution Soccer (qui avait surpassé la série FIFA à l’époque). Sur la console portable, l’Occident n’a eu le droit de la part de Konami qu’à deux ISS de qualité médiocre et pas à cet épisode, resté exclusif au Japon. Un grand mystère pour moi eut égard à sa qualité…

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